FICHE DÉCOUVERTE

 

 

Lunivers ovin avec des mots arabes

 

 

Mise à jour le mardi 20 janvier 2009

 

 

AU SOMMAIRE DE CETTE PAGE :

Races ovines

Races caprines

Cuirs et peaux

Chèvres et brebis dans limaginaire céleste

 

 

Bélier mérinos

 

 

RACES OVINES

 

Mérinos: mouton de race espagnole, originaire dAfrique du Nord, importé en France au XVIIIe siècle, dont la toison est très épaisse et la laine très fine. Le mot, qui a suivi lacclimation de la race ovine, est lespagnol merinos, pluriel de merino, peut-être du au nom de la tribu des بنو مريني Banû Marînî, réputés comme éleveurs de moutons et qui ont par ailleurs fondé la dynastie des mérinides qui régna sur le Maroc aux XIVe-XVe siècles.

Races du Maghreb : Beni Iguil, Dman ou Daman, Hamra ou Daghma, Oulad Djellal, la plus répandue en Algérie, Sidaoun, Boujaâd, Timahdite, Barbarine, Tunis.

Bélier Oulad Djellal

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RACES CAPRINES

 

Angora : cest une a chèvre angora est une race caprine originaire dAsie Mineure. Le nom de lactuelle capitale de la Turquie, probablement dû à une langue ancienne dAnatolie, est connu dès lAntiquité où les Grecs appelaient la ville Ankura, qui sécrivait Ancyra en latin.  Elle prit au Moyen-Âge le nom dAngora, peut-être sous linfluence de la langue arabe qui la nommait أنقرة Anqira, tandis que les Turcs disaient déjà Ankara.

Races du Maghreb : Benadir, Sahélienne, Rahali.

Chèvre Angora

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CUIRS ET PEAUX

 

Basane : Peau de mouton servant à divers usages en maroquinerie, reliure, chaussure, selon la préparation quelle a reçue. Présent en français dès le XIIe siècle, le mot est un emprunt à loccitan basana, lui-même venant de larabe  بطانة batâna, « le Chevreau », probablement par le biais de lespagnol badana.

Cordouan, cordonnier, cordonnerie : le mot fut, qui est aujourdhui adjectif, fut autrefois un substantif pour parler dun objet en « cuir de Cordoue ». Le mot, attesté au XIe siècle, est venu par loccitan cordoan, est le mozarabe cordoban, de larabe قرطبي qurtubî, qui se réfère tout naturellement au nom de la ville de قرطبة Qurtuba, soit le nom arabe de Cordoue. De là dérive les termes de cordonnier, qui est à lorigine « celui qui travaille le cuir de Cordoue », et cordonnerie, qui est le nom de son métier.

Maroquin, maroquinier, maroquinerie :  c’est un cuir de bouc ou de chèvre tanné au sumac ou à la noix de galle et teint, utilisé pour la confection ou la garniture de divers articles. Le mot est arrivé au  XVe siècle probablement par lespagnol marroquí, qui signifie exactement « originaire du Maroc », nom qui dérive de larabe مرّاكش Marrâkush, qui est le nom de la ville de Marrakech. De là dérive les termes de maroquinier, qui est à lorigine « celui qui travaille les peaux de maroquin », et maroquinerie, qui est le nom de son métier.

 

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CHÈVRES ET BREBIS DANS LIMAGINAIRE CÉLESTE

 

Les pages indiquées ci-dessous en référence se rapportent à louvrage suivant :

Roland LAFFITTE, Des noms arabes pour els étoiles, Paris: Geuthner, 2ème édition, 2005.

 

 Hamal est larabe الحمل al-Hamal, « l’Agneau mâle de moins d’un an » (α Ari, p. 91), avec Botein, ar. البطين al-Butayn,

« le Ventre » (δ Ari, p. 93), et Nair al Butain, ar. البطين نير Nayyir al-Butayn, « la brillante du Ventre » (c Ari, p. 94).

Algedi ou Giedi, ar. الحمل al-Jady, « le Chevreau », (α Cap, p. 130) Deneb

 Algedi, ar. الحمل ذنب Dhanab al-Jady, « la Queue du Chevreau » (γ et δ Cap, pp. 131-132) ; Algedi, Giedi ou Juddah, ar. الحمل al-Jady, « le Chevreau », (α UMi, p. 140, n. 227) ; enfin Al Gadi, toujours ar. الحمل al-Jady, « le Chevreau », (εζ Aur, p. 181).

Sadatoni, Sacletani, ou mieux : Saclatein, ar. السخلتان al-Sakhlatân, « les

 Deux Chevreaux » (ζ Aur, p. 181).

Alshat, ar. الشاة al-Shâ(t), « la Brebis » (ν Cap, p. 132).

Almaaz ou Maaz, ar. الشاة al-Macz, « la Chèvre », ou Al Anz, ar. العنز 

al-cAnz, « la Chèvre » (α Aur, p. 181) ;

Alfirk, ar. الفرق al-Firq, « le Troupeau [de moutons] » (β Cep, p. 158) ;

Biham ou Baham, ar. البهام al-Bihâm,  « les Bestiaux », qui correspondent

probablement à un troupeau de petit bétail, ovins ou caprins (θν Peg, p. 194).

 

Auriga chez Samuel  Leigh, Uranias Mirror, 1825 

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